28eme sommet franco-britannique déclaration sur la surete et la défense

Dans l’esprit du Sommet de Saint-Malo de décembre 1998, la France et le Royaume-Uni réaffirment leur engagement partagé à agir ensemble face aux nouvelles menaces et aux défis qui se posent à eux et à leurs alliés et partenaires en matière de sécurité et de défense. Nous continuerons à oeuvrer de concert au renforcement de la capacité et de l’engagement des Européens à contribuer davantage à la paix et à la sécurité internationales et à répondre aux défis de sécurité auxquels ils sont confrontés. Engagement commun dans les opérations de soutien à la paix et développement des capacités européennes demeurent au coeur de nos priorités. Notre coopération bilatérale sur les porte-avions est un symbole majeur de cet engagement. Il s’agit d’un projet essentiel pour la France, le Royaume-Uni et l’Europe. Les porte-avions constituent une capacité de défense importante qui renforcera notre aptitude à agir. Notre programme de coopération a désormais atteint la phase de définition détaillée qui doit être achevée à la fin de l’année. Il reviendra alors à nos industries de faire des propositions permettant le lancement de programmes en 2007.

I/ Oeuvrer ensemble à la stabilité et à la sécurité internationales

1. Dans les Balkans occidentaux, nous devons faire face à des échéances délicates avec la négociation sur le statut final du Kosovo et les évolutions constitutionnelles en Bosnie-Herzégovine. Au Kosovo, la mise en oeuvre d’un accord nécessitera la poursuite de l’engagement de la communauté internationale. Nous entendons continuer nos efforts au sein de la force de l’OTAN (KFOR), notamment durant les négociations sur le futur statut du Kosovo, et dans la nouvelle mission Police/Etat de droit de l’Union européenne dotée de moyens robustes. Et, dans l’intérêt de l’avenir de toute la région, nous continuerons d’apporter un soutien résolu au travail du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

2. En Afrique, nous entendons soutenir les efforts des Africains en vue de prendre en charge leur propre sécurité, notamment en poursuivant, au sein de l’Union européenne et de l’OTAN, notre soutien à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine au Darfour (AMIS) et en préparant le transfert de responsabilités aux Nations unies. C’est également l’esprit de la mise en place en RDC - à la demande des Nations unies - d’une force militaire en attente de l’Union européenne (EUFOR RDC).

Nous sommes convenus de renforcer notre coopération bilatérale, dans le cadre européen, tout en continuant de soutenir les arrangements existants avec les pays africains et en travaillant côte à côte avec les autres acteurs. Nous devons répondre aux demandes des organisations régionales de sécurité et des pays africains qui souhaitent acquérir leur propre capacité de prévention et de gestion des conflits et réformer leur secteur de sécurité. A titre de première étape, nous avons décidé de soutenir la mise en réseau des écoles africaines de formation militaire.

3. En Afghanistan, nous souhaitons contribuer à la stabilité et à l’autorité du gouvernement en Afghanistan. Dans ce contexte, nous soutenons l’extension de la Force internationale d’assistance à la Sécurité (FIAS) de l’OTAN à travers le pays. A cette fin, nous entendons renforcer nos efforts dans les domaines de la formation de l’armée nationale afghane et de l’appui aux autorités afghanes en matière de lutte contre la drogue.

4. Avec les pays du Proche et Moyen Orient, nous souhaitons développer nos relations stratégiques et répondre aux besoins de formation qu’ils ont exprimés dans le domaine de la sécurité, en nous appuyant sur les structures locales de formation existantes dans le cadre de coopérations ouvertes aux organisations internationales compétentes. Nous souhaitons intensifier le dialogue et la coopération sur les questions de sécurité entre les Européens et nos partenaires au sein du Processus de Barcelone et avec les pays du Golfe. Nous saluons l’investiture du nouveau gouvernement irakien et travaillerons avec les Nations unies et l’Union européenne à construire un Irak prospère, stable et uni.

II/ Développer nos capacités de sécurité et de défense

Au sein de l’Union européenne, nous entendons favoriser une meilleure mobilisation des outils civils et militaires et assurer davantage de cohérence entre les actions menées par la Commission et le Conseil pour répondre aux situations de crise.

Nous nous félicitons à cet égard de la livraison prochaine des installations nécessaires, ainsi que du travail réalisé sur la dotation et l’entraînement des personnels, pour rendre possible l’activation du Centre d’opérations de l’Union européenne, comme nous l’avions proposé avec l’Allemagne en décembre 2003. Il constituera un atout majeur de l’Union. Nous saluons également les efforts engagés à Bruxelles, à la suite du Sommet de Hampton Court, pour améliorer les modalités de réponse coordonnée de l’Union Européenne aux catastrophes naturelles, y compris en permettant la mise en úuvre rapide de capacités militaires en soutien des moyens de réponse civils.

A la suite de l’impulsion donnée à Hampton Court, les moyens financiers disponibles pour la PESC seront significativement augmentés. Nous souhaitons que les règles de financement des opérations militaires de l’Union européenne, qui seront révisées sous présidence finlandaise, contribuent à faciliter le déploiement rapide et la réponse aux catastrophes.

Nous souhaitons également accélérer les travaux en cours sur l’emploi des forces maritimes et aériennes des nations européennes pour des opérations de réaction rapide.

Nous explorerons différentes options pour une large coopération entre les organisations navales, de renseignement et civiles en vue d’assurer une coopération accrue de nos efforts contre le terrorisme, la prolifération et l’immigration illégale.

En matière de recherche et de défense, nous souhaitons que la coopération entre nos deux pays contribue au maintien sur notre territoire des technologies essentielles à notre souveraineté. Nous apporterons également un soutien actif à l’action de l’Agence européenne de défense dans ce domaine.

En nous appuyant sur l’exemple de la coopération sur les porte-avions et sur nos réflexions sur le maintien de capacités industrielles clés dans le domaine des technologies de missiles, nous examinerons les possibilités d’adapter la réglementation des transferts de technologies afin d’améliorer l’efficacité de notre industrie en matière de missiles.

Nous entendons également encourager plus systématiquement les projets de coopération communs. Un travail sur le développement de technologies génériques de base associées aux drônes pourrait fournir une telle opportunité.

Dans cet esprit, nous établirons un groupe de travail de haut niveau composé de représentants des gouvernements et d’industriels français et britanniques afin d’examiner les moyens de développer et de renforcer la coopération existante dans les programmes d’armement. Nous demanderons à ce groupe de faire rapport pour la fin de l’année.

L’Agence européenne de défense doit être un levier pour accroître l’effort de défense européen. Nous entendons soutenir ses activités dans l’ensemble de ses champs de compétence. Dans le domaine des capacités, l’Agence doit accroître sa contribution au travail engagé par les pays européens pour combler leurs lacunes notamment en moyens de transport stratégique, de ravitaillement en vol et de communications. Dans le domaine de la recherche et technologie, l’Agence doit encourager les Etats européens à accroître leurs efforts, en identifiant des projets communs. La France et le Royaume-Uni ont déjà apporté à l’Agence leur projet de radar compact et souhaitent, le moment venu, lui confier leurs travaux sur les technologies de véhicules blindés. Enfin, dans le domaine du marché de l’armement, le code de conduite sur les acquisitions de défense est un premier pas pour renforcer la base industrielle et de technologie de défense en Europe.

Afin de renforcer les moyens européens en matière de transport stratégique, nous appuyons les travaux en cours, au sein de l’Union européenne comme de l’OTAN. Dans ce domaine, il revient, en premier lieu, aux Etats de disposer des capacités nécessaires pour conduire des opérations nationales mais aussi contribuer aux opérations de l’Union européenne, de l’OTAN et des Nations unies.

Par la même occasion, à l’OTAN, nous travaillons ensemble à la transformation de l’Alliance pour répondre aux défis du 21ème siècle. Nous réaffirmons notre conviction qu’une PESD forte est dans l’intérêt de la relation transatlantique. Nous nous sommes engagés à renforcer les capacités de l’Alliance, y compris par notre contribution à la Force de réaction rapide de l’OTAN. Ceci sera discuté au sommet de Riga en novembre, à l’occasion duquel seront fixées des orientations capacitaires pour l’Alliance./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

28TH FRANCO-BRITISH SUMMIT COMMUNIQUE

(Paris, 9 June 2006)

Defence
A statement setting out UK and France’s cooperation on security and defence across the board is attached to the Communiqué

Foreign policy

(...) - Sudan/Darfur : We are concerned by the humanitarian and security situation in Darfur and by the risk of regional destabilization. The Darfur Peace Accord marks an important step towards a return to peace in Darfur. We call upon the parties to this agreement to respect all its terms and those that did not sign to associate themselves with it rapidly. The international community is determined to sanction any person who impedes this peace process. We welcome the success of the African Union peace mission in Darfur (AMIS) in reducing the level of violence, and will support the mission as it is handed over to the United Nations.

- Afghanistan : we remain committed to supporting the Government of Afghanistan as it brings stability and development to the country. We will play an active role in the implementation of the Afghanistan Compact and the Afghan National Development Strategy. We will also seek opportunities to develop further UK/France cooperation in support of the National Drug Control Strategy

28TH FRANCO-BRITISH SUMMIT

DECLARATION ON SECURITY AND DEFENCE

(Paris, 9 June 2006)

In the spirit of the Saint-Malo summit of December 1998 the United Kingdom and France re-affirm their shared commitment to act together against evolving threats and challenges to our security and defence and to that of our allies and partners. We will continue to work together to strengthen the Europeans’ capability and commitment to contribute more to international peace and security and respond to the threats to security that they face. Common commitment to peace support operations and development of European capabilities remain at the core of our priorities.

Our bilateral cooperation on aircraft carriers is an important symbol of that commitment. This is a vital project for France, the UK and for Europe. The aircraft carriers are an important defence capability that will enhance our ability to act. Our programme of cooperation has now reached the detailed definition phase which is due for completion by the end of the year. By then, our industries will have to make an attractive offer enabling programmes to be launched in 2007.

I/ Working together toward International stability and security.

1. In the Western Balkans, we must face up to the sensitive deadlines in negotiations on the final status of Kosovo and constitutional changes in Bosnia-Herzegovina. In Kosovo, implementing a settlement will require a continued commitment from the International Community. We intend to carry forward our efforts in the NATO force (KFOR), notably during the future status of Kosovo negotiations, as well as in the new robustly-equipped EU policy and rule of Law mission. And in the interests of the region’s future, we maintain our strong support for the work of the International Criminal Tribunal for the former Yugoslavia.

2. In Africa we intend to support the efforts of the Africans to take charge of their own security, specifically by continuing our EU and NATO efforts in the peacekeeping role in Darfur of the African Union Mission in Sudan (AMIS) and by preparing the transfer of responsibilities to the United Nations. This is also the spirit behind the deployment in DRC, at UN request, of an EU military holding force (EUFOR DRC). We want to strengthen our bilateral cooperation, within the European framework, while continuing to support existing arrangements with African countries and working alongside other actors. We must respond to the requests of the regional security organizations and African countries wishing to acquire their own conflict prevention and management capabilities and reform their security sectors. .We have decided as a first step to support the set-up of a network of African military training schools.

3. In Afghanistan we wish to contribute to the stability and authority of the Government. In this context, we support the expansion of the NATO International Security Assistance Force throughout the country. With this target we intend to step up our efforts in training the national Afghan Army and supporting the Afghan authorities’ counter-narcotics campaign

4. With the countries of the Near and Middle East we wish to develop our strategic relations and respond to the training needs they have expressed in the area of security, by drawing on existing local training structures in cooperation which is open to relevant international organizations. We wish to intensify dialogue and cooperation on security issues between and among the Europeans and our partners in the Barcelona process, and in the Gulf regions. We welcome the inauguration of the new government in Iraq and will work with the UN and the EU for the building of a prosperous, stable and united Iraq.

II/ Building up our security and defence capabilities.

In the European Union we intend to encourage better use of civil and military tools and ensure better consistency in actions led by the Commission and the Council in response to crisis situations.
We welcome in this regard the approaching completion of necessary facilities, as well as work done on manning and training, to allow an EU Operations Centre to be generated as we proposed, with Germany in December 2003. It will represent a major asset of the Union. We also welcome the efforts made in Brussels after the Hampton Court Summit to improve the arrangements for coordinated EU response to natural disasters, including the possible rapid deployment of military capabilities in support of civil response measures.

Following the Hampton Court impetus, the resources available under the Common Foreign and Security Policy are to be increased significantly. We hope that the rules on funding of EU military operations, to be reviewed under the Finnish Presidency, will help enable rapid deployment and disaster response.

We would also like to speed up ongoing work on the use of the European nations’ naval and air forces in rapid reaction operations.

We will explore options for broad cooperation between naval, intelligence and civilian organizations in order to ensure improved coordination of our efforts against terrorism, proliferation and illegal migration.

In research and defence we would like cooperation between our two countries to help us to maintain on our territory the technologies that are essential for our sovereignty. We will also give active support to the action of the European defence Agency in that field.
Drawing on the example of aircraft carrier cooperation and our thinking on the maintenance of key industrial capabilities in relation to missile technologies, we will explore the potential for adapting transfers regulations with the aim of improving the efficiency of our missile industry.
We also intend to encourage cooperation projects more systematically. One such opportunity might be work on the development of generic underpinning technologies associated with UAV.
In that spirit, we will establish a high-level working group from British and French government and industry to consider ways to build upon and enhance existing cooperation in armaments programs. We will ask that group to report by the end of the year.
The European Defence Agency must be a lever in the growth of the European defence effort. We intend to support its activities in all its areas of competence. In terms of capabilities the Agency must increase its contribution to the work started by the European nations to plug their gaps, especially in strategic transport, air refuelling and communications. In research and technology the Agency must encourage European States to step up their efforts by identifying common projects. The United Kingdom and France have already brought their Work on lightweight radar to the agency, and wish to do the same on armoured vehicle technologies at the appropriate time. Finally, in the Defence Equipment Market the Code of Conduct for defence procurement is a first step towards strengthening the defence industrial and technology base in Europe.

To strengthen European strategic transport resources, we are drawing on current work in both the EU and NATO. Here, States require firstly the capabilities to contribute to enable them to conduct national operations but also contribute to EU, NATO and UN operations.

By the same token, in NATO, we are working together to ensure that the Alliance transforms itself to be ready to meet the challenges of the 21st Century. We reaffirm our conviction that a strong ESDP is in the interest of the transatlantic relationship. We are committed to strengthen the Alliance’s capabilities including through our contributions to the NATO Reaction Force. These will be discussed at the Riga Summit in November which should also set out guidelines for the Alliance’s capability./.

Source of English text : Elysée website

Dernière modification : 17/01/2008

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