Céremonie d’adieux au soldat français tué lundi à Kaboul

Le contingent français en Afghanistan a fait ses adieux mercredi au sapeur parachutiste Elward Kamel, 22 ans, tué lundi au cours d’une opération de déminage au nord de Kaboul, avant que son corps ne soit rapatrié en France.
Au cours d’une cérémonie réunissant la quasi totalité des quelque 670 hommes des troupes françaises de la force de stabilisation de l’Otan, le colonel Guillaume de Marisy, le commandant du contingent, a rendu hommage au jeune soldat originaire de Pau (sud-ouest de la France). "Ton métier était de donner de l’espérance à ce peuple, à ses enfants ; alors tu t’engageais tous les jours pour débarrasser ce pays des stigmates de plus de 25 années de guerre", a déclaré le colonel, en présence de l’ambassadeur de France en Afghanistan, Régis Koetschet. Devant la dépouille du soldat, dont le cercueil kaki était drapé des couleurs françaises, le chef du contingent français a insisté sur le fait qu’Elward Kamel était mort au cours d’une mission au service de la population afghane. "Nous n’oublierons pas ton sacrifice pour la paix et la sécurité de ce pays", a dit le colonel, ajoutant : "Tu as servi la France avec honneur, courage et abnégation". Le cercueil a ensuite été porté sur le tarmac de l’aéroport par des soldats du 17ème régiment du génie parachutiste. Des délégations des divers contingents internationaux de l’Isaf lui ont alors rendu les honneurs, en présence du nouveau commandant des forces de l’Otan en Afghanistan, le général britannique David Richards. Le corps du soldat a été transporté à bord d’un avion de l’armée de l’air néerlandaise pour se rendre aux Pays-Bas, avant d’être rapatrié à Pau par un avion militaire français.

Un démineur français tué en Afghanistan

KABOUL/PARIS, 15 mai (Reuters) - Un sapeur français a été tué lundi par une explosion alors qu’il menait une opération de déminage non loin de l’aéroport de Kaboul, a annoncé un porte-parole de l’Otan, qui a pris le commandement de la Force d’assistance à la sécurité (Isaf) déployée en Afghanistan. A Paris, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a fait part de son émotion à la suite du décès de ce soldat qui appartenait au 17e régiment de génie parachutiste de Montauban (Tarn-et-Garonne). Le contingent français de l’Isaf compte quelque 650 militaires. Paris a également un petit nombre de commandos du Commandement des opérations spéciales (Cos) opérant aux côtés des Américains dans la lutte contre la guérilla des taliban.

Un militaire français tué par une explosion lors d’un déminage à Kaboul

KABOUL, 15 mai 2006 (AFP) - Un militaire français a été tué par une explosion au cours d’une opération de déminage lundi au nord de Kaboul, selon un communiqué de l’armée française publié dans la capitale afghane. L’explosion, de nature encore indéterminée, s’est produite à 09H00 (04H30 GMT), alors que le soldat de 22 ans assurait une mission de déminage au nord de l’aéroport international de Kaboul. "Le militaire, immédiatement transporté vers le poste de secours grec du camp militaire de l’aéroport international de Kaboul, est décédé vers 12H des suites de ses blessures", a précisé le communiqué. Le militaire appartenait au 17e régiment du génie parachutiste basé à Montauban (sud-ouest de la France). C’est le cinquième militaire français, dont deux membres des forces spéciales, à être tué en opération depuis décembre 2001, a-t-on indiqué de source militaire. Le contingent français de la force de stabilisation de l’Otan en Afghanistan (Isaf) compte environ 670 militaires, dont le gros des troupes est actuellement assuré par le 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes (sud-ouest). Il est commandé par le colonel Guillaume de Marisy et a pour mission de contrôler les quartiers nord de la capitale et la plaine de Shomali, au nord de Kaboul. La France participe également aux opérations de la coalition sous commandement américain dans le cadre de l’opération "Enduring Freedom" (Liberté immuable). Quelque 200 militaires des forces spéciales françaises opèrent dans le sud-est de l’Afghanistan dans les environs de la ville de Spin Boldak. Envrion 45 sapeurs du 17ème régiment du génie parachutitste de Montauban sont affectés au contingent français basé dans la capitale afghane. Ce sont eux qui ont la charge des opérations de déminage et de "dépollution", c’est-à-dire de neutralisation des milliers de munitions non explosées qui jonchent encore le sol dans et autour de la capitale afghane. En 2005, les militaires français ont détruit environ 450 tonnes de munitions, selon le communiqué du contingent français à Kaboul.

Dernière modification : 17/01/2008

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