Déclaration du Secrétaire général de l’OTAN sur les nouvelles décisions suite à l’utilisation d’un agent neurotoxique à Salisbury (27 mars 2018) [en]

Suite à l’attaque menée avec un agent neurotoxique à Salisbury, le Secrétaire Général a annoncé le 27 mars le retrait de l’accréditation de sept membres du personnel de la Mission de Russie auprès de l’OTAN. Le Conseil de l’Atlantique Nord a également réduit l’effectif maximum de la Mission de Russie à vingt personnes.
Ces décisions ne changent pas la politique de l’OTAN qui demeure attachée à la double approche de fermeté et dialogue avec la Russie.

Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l’OTAN, le 27 mars 2018

Déclaration du secrétaire général de l’OTAN sur les nouvelles décisions suite à l’utilisation d’un agent neurotoxique à Salisbury (texte intégral)

L’attaque qui a eu lieu à Salisbury est la première à avoir été menée avec un agent neurotoxique sur le territoire de l’OTAN.

Le 14 mars, les Alliés ont clairement exprimé leur vive préoccupation et ont condamné cette violation flagrante des normes internationales.

Depuis, des consultations intensives ont lieu entre Alliés ici, au siège de l’Organisation, et dans les capitales.

Ces consultations ont mené jusqu’à présent à l’expulsion de plus de 140 représentants officiels russes par plus de 25 Alliés et pays partenaires de l’OTAN.

Il s’agit là d’une réaction internationale de grande envergure, forte et coordonnée.

Et dans le cadre de cette réaction internationale, l’OTAN est unie pour prendre de nouvelles mesures.

J’ai retiré aujourd’hui l’accréditation de sept membres du personnel de la Mission de Russie auprès de l’OTAN.

Je rejetterai également la demande d’accréditation introduite pour trois autres.

Le Conseil de l’Atlantique Nord a réduit de dix personnes l’effectif maximum de la Mission de Russie, conformément à ma décision.

L’effectif maximum est ainsi ramené à vingt personnes.

Cela envoie un message clair à la Russie qu’il y a un prix à payer pour sa conduite inacceptable et dangereuse, et des conséquences à l’absence de réaction constructive de la part des Russes face à ce qui s’est passé à Salisbury.

Ces mesures reflètent les graves préoccupations en matière de sécurité exprimées par tous les Alliés et s’inscrivent dans le cadre d’une action internationale coordonnée visant à réagir au comportement de la Russie.

Elles sont proportionnées et conformes à nos obligations juridiques.

Les décisions prises aujourd’hui ne changent pas la politique de l’OTAN à l’égard de la Russie.

L’OTAN demeure attachée à la double approche de défense forte et d’ouverture au dialogue, notamment dans le cadre de son travail de préparation de la prochaine réunion du Conseil OTAN‑Russie.

- Déclaration du Conseil de l’Atlantique Nord sur l’usage d’un agent innervant à Salisbury

Dernière modification : 14/04/2018

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