Dispositif militaire français en afghanistan réponse du ministre de la défense, Mme Michèle Alliot-Marie, à une question d’actualité à l’Assemblée Nationale

(Paris, 19 décembre 2006)

Nos forces spéciales ont accompli, depuis juillet 2003, un travail remarquable dans le sud et l’est de l’Afghanistan, un travail salué par l’ensemble des alliés et par les autorités afghanes. Elles en ont payé lourdement le prix, en morts et en blessés. Aujourd’hui, le théâtre d’opérations de l’Afghanistan est réorganisé : il passe en totalité sous la maîtrise des forces de l’OTAN. Dans le même temps, l’armée nationale afghane, que nous contribuons à former, avec les Américains, est en phase de montée en puissance. Tirant les conséquences de cette double évolution, la France a décidé, ainsi que je l’ai dit devant votre commission des Affaires étrangères le 5 décembre dernier, de réorganiser son dispositif, tout en maintenant ses effectifs globaux. Elle a ainsi décidé de retirer ses forces spéciales et, dans le même temps, de mettre en place une formation pour des forces spéciales afghanes. Elle a décidé aussi de participer à la création d’un service de santé militaire pour les Afghans. Elle a décidé enfin d’accroître sa réactivité au bénéfice des alliés et de la coalition, en prolongeant, sur l’année, la présence de son aviation de chasse, en déployant des hélicoptères sur le théâtre et en permettant, en cas de besoin de nos alliés, que nos troupes installées à Kaboul puissent leur prêter main-forte sur tout le territoire. L’ensemble de ces dispositifs est totalement approuvé et par les autorités afghanes et par nos alliés, ainsi que j’ai pu le constater avant-hier et hier à Kaboul./.

Dernière modification : 23/01/2008

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