Engagement français au sein de l’opération Sea Guardian [en]

Du 28 mai au 13 juin 2017, quatre navires de l’OTAN ont participé à une opération de sûreté maritime dans le cadre de l’opération Sea Guardian en Méditerranée.

Commandé par un bâtiment français, la frégate Guépratte, le task group était également constitué de la frégate italienne Scirocco, du patrouilleur espagnol Serviola et du sous-marin Galerna, espagnol également. Le groupe est commandé par le CV Waroux.

Dans cette opération, les bâtiments ont patrouillé dans une zone d’opération précise. Ils ont contacté tous les navires transitant dans la zone et ont diffusé régulièrement un message radio afin d’exercer une présence et d’informer les marins dans la zone de l’opération.

La France, en tant qu’État riverain, s’est attachée à partager sa connaissance de la zone exploitée avec les Alliés au travers de cette opération en fournissant des unités déployées à la mer en soutien de l’OTAN.

Lancée officiellement le 9 novembre 2016, Sea Guardian est une opération maritime déployée en Méditerranée. Cette opération peut effectuer un large éventail de tâches de sûreté maritime, afin notamment de répondre aux menaces en Méditerranée résultant de l’instabilité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Sea Guardian est dimensionnée pour conduire un spectre varié de missions destinées à garantir la sécurité des voies maritimes. L’opération se concentre sur trois missions principales : connaissance de la zone maritime, lutte contre le terrorisme et renforcement des capacités régionales.

La veille assidue des marins exploitant les radars et les capteurs optiques et optroniques permettent de surveiller le trafic maritime, de suivre les mouvements habituels et de détecter les anomalies, voire d’identifier les navires adoptant des comportements suspects ou pouvant représenter un danger potentiel pour la sécurité des voies maritimes. Depuis le début de l’opération, plus de 900 navires civils ont été soumis au contrôle des Alliés.

La surveillance du trafic, les patrouilles et le contact avec les bâtiments participent à la bonne compréhension de l’environnement maritime. Ces missions « socles » peuvent être complétées par une grande variété de tâches opérationnelles incluant des visites à bord et des fouilles de routine. L’ensemble contribue à faire de Sea Guardian une opération à même de détecter et dissuader les acteurs non-gouvernementaux menaçant la sécurité des voies de transport et de communication de la Méditerranée.

- Plus d’informations sur le site du Ministère des Armées

Dernière modification : 22/08/2017

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