- Entretien de M. Philippe Douste-Blazy avec " LCP-Assemblée Nationale" (07.03.07)

- EXTRAITS -

(Paris, 7 mars 2007)

Q - En Afghanistan, les troupes françaises sont engagées sur un théâtre très difficile et, d’ailleurs, le Quai d’Orsay communique très peu ces derniers temps concernant cette situation. Craignez-vous des répercussions dans le cadre de la campagne électorale ?

R - Non, ce n’est pas du tout cela. Le président de la République s’est parfaitement exprimé à l’occasion du dernier sommet de l’OTAN à Riga. La situation en Afghanistan est inquiétante mais il faut bien comprendre que le principal problème dans ce pays, c’est celui de la drogue.

Avec une augmentation récente de la production du pavot de 90 % dans ce pays, comment faire pour inciter un paysan afghan à cultiver autre chose que du pavot ? C’est cela le sujet numéro un.

En ce qui concerne les opérations militaires, comme vous le savez, nous avons la responsabilité du commandement de Kaboul, avec près de 1.100 hommes, et la question est de savoir si nous devons en ajouter d’autres.

Q - On a vu qu’une dépêche indiquait que Tony Blair appelait les pays de l’OTAN à envoyer plus de troupes en Afghanistan.

R - Nous avons répondu à ce propos. Nous avons le commandement de la région de Kaboul, c’est une chose, et nous avons répondu que nous pourrions être amené, par l’intermédiaire de nos forces militaires, à agir, au cas par cas.

Q - Ceci en conservant votre autonomie ?

R - En conservant totalement notre autonomie et si nous pensons, au cas par cas, que nous pouvons agir militairement, nous le ferons. Mais nous ne voulons pas être entraînés dans une augmentation massive de l’action militaire.

Q - Il ne peut donc pas y avoir plus de troupes françaises en Afghanistan ?

R - Aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité.

Dernière modification : 24/01/2008

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