Entretiens Sarkozy - De Hoop Scheffer sur l’Afghanistan

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PARIS, 1 fév 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer ont évoqué vendredi la situation en Afghanistan, alors que les Etats-Unis ont demandé par lettre à Berlin et Paris et aux autres pays de l’Alliance un renforcement de leurs troupes sur place.

M. de Hoop Scheffer a déclaré avoir retiré "l’impression" de ses entretiens à Paris, avec M. Sarkozy et le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, que Paris pourrait "prendre plus de responsabilités en Afghanistan".

"On ne peut pas dire qu’il (M. Sarkozy) m’a donné des assurances mais l’impression que j’ai après mes pourparlers (...), les indications que j’ai, c’est qu’il serait bien possible que la France prenne plus de responsabilités en Afghanistan, mais c’est une décision du gouvernement français", a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes.

"Je me réjouirais si c’était le cas. Je le dis avec une certaine prudence", a-t-il encore noté, soulignant que "la France est déjà présente de façon prééminente en Afghanistan".

"On a discuté de l’Afghanistan, mais pas dans des termes concrets. Je considère très important le renforcement des forces en Afghanistan", avait plus tôt déclaré M. de Hoop Scheffer à sa sortie de l’Elysée.

Interrogé sur la demande américaine à Paris et Berlin, il s’est refusé à commenter "une lettre qui ne lui est pas adressée".

"C’est mon rôle en tant que secrétaire général de l’Otan de gérer le processus de renforcement de la force (...) Je le ferai", a-t-il ajouté.

"Nous devons faire plus, il n’y aucun doute, mais je ne crois pas qu’il soit utile d’en parler publiquement car cela nuit au succès que nous rencontrons en Afghanistan dans sa reconstruction et son développement", a-t-il toutefois souligné.

"Oui il nous faut plus de forces, mais il nous faut aussi plus d’énergies civiles, et je peux ajouter que le gouvernement afghan aussi devrait plus combattre la corruption, restaurer la loi et l’ordre", a-t-il ajouté lors de sa rencontre avec la presse, exprimant à nouveau ses "regrets" que le gouvernement afghan ait refusé le Britannique Paddy Ashdown comme représentant spécial de l’ONU en Afghanistan.

Il a souligné qu’il fallait un "processus politique" pour résoudre la crise afghane, tout en soulignant que ce n’était pas le rôle de l’Otan, qui devait "laisser au gouvernement (afghan) une stratégie politique, un processus politique (pour) trouver les gens avec lesquels on pourrait parvenir à une certaine réconciliation".

Quelque 1.600 soldats français sont engagés en Afghanistan, la plupart au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) commandée par l’Otan. Ils sont principalement basés à Kaboul et dans sa région, alors que les affrontements les plus sérieux avec les talibans se déroulent dans le sud du pays.

Le Canada a menacé de retirer ses troupes - 2.500 militaires - s’il ne recevait pas de renforts. M. de Hoop Scheffer a indiqué qu’il s’était entretenu "hier soir" au téléphone avec le Premier ministre canadien Stephen Harper.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a de son côté envoyé des lettres aux pays alliés de l’Otan pour les prier d’envoyer des renforts et des équipements supplémentaires en Afghanistan.

Outre l’Afghanistan, MM. Sarkozy et de Hoop Scheffer ont évoqué la préparation du sommet de l’OTAN à Bucarest début avril ainsi que la situation au Kosovo.

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Dernière modification : 21/02/2008

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