L’Eurocorps teste l’efficacité de la force de réaction rapide de l’Otan

Environ 3.000 soldats de 17 nations, placés sous le commandement de l’Eurocorps, ont participé mardi en France à un exercice grandeur nature pour préparer un éventuel engagement dans le cadre de la force d’intervention rapide de l’Otan, a constaté un journaliste de l’AFP. Composée de 25.000 hommes, la NRF (Nato Response Force) est un embryon d’armée européenne censé pouvoir déployer en 60 jours une force militaire terrestre, avec un appui naval et aérien, dans le cadre de missions humanitaires, de rétablissement ou de maintien de la paix en tous points du globe. "Un exercice comme celui d’aujourd’hui a pour but de tester la coordination des moyens humains et matériels de la NRF afin de valider sa capacité opérationnelle dans différentes situations", a expliqué à l’AFP le lieutenant-colonel Patrick Poulain, officier de presse de l’Eurocorps — qui intègre environ 60.000 hommes de cinq nationalités : allemands, français, espagnols, belges et luxembourgeois. Plusieurs scénarios avaient été prévus mardi sur un immense camp militaire situé à Bitche, à la frontière franco-allemande, pour une journée à laquelle avaient été conviés des journalistes venus de plusieurs pays d’Europe. Au programme notamment, l’installation d’un camp d’accueil de réfugiés, et un scénario autour du comportement des troupes multinationales lors de combats urbains ou de manifestations. "La NRF doit pouvoir intervenir rapidement et être capable de coordonner son action sur le terrain avec les Etats, les populations civiles ou encore des organisations non gouvernementales", a souligné le lieutenant-colonel Poulain. Noyau dur de la NRF, la Brigade franco-allemande (BFA) participait à l’exercice avec environ 660 soldats allemands et 550 français sur les 3.000 engagés. Créée en 1989, la BFA est la seule unité interarmes placée dès le temps de paix sous commandement opérationnel de l’Eurocorps. Elle compte 5.000 hommes.

Dernière modification : 17/01/2008

Haut de page