La France propose un groupe de contact sur l’Afghanistan

La France proposera lors du sommet de l’Otan, cette semaine en Lettonie, la création d’un groupe de contact sur l’Afghanistan destiné à réadapter l’action des forces engagées aux réalités du terrain, a-t-on appris lundi à l’Elysée. Ce groupe rassemblerait les pays de la région, les pays contributeurs de troupes (y compris des pays non membres de l’Otan comme la Nouvelle-Zélande) et les organisations internationales (Onu, Banque mondiale notamment). Jacques Chirac devrait évoquer cette idée lors d’un entretien téléphonique lundi avec le président George Bush. Il s’en expliquera également dans une tribune publiée mardi dans des journaux des pays membres de l’Otan, ainsi qu’en Ukraine et en Russie. La situation en Afghanistan devrait dominer les débats au sommet de l’Otan, mardi et mercredi à Riga, en Lettonie. Les 32.000 hommes originaires de 37 pays de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’Otan (ISAF) déployée en Afghanistan font face à une recrudescence de la violence. Environ 150 de ces soldats eux ont été tués au combat cette année. Il y a un risque de détournement de la mission de la force de maintien de la paix en mission d’imposition de la paix, a fait remarquer lundi un diplomate français. Le groupe de contact permettrait de réorienter l’action de tous les pays engagés, sachant que l’objectif demeure de renforcer le gouvernement de Kaboul pour qu’il exerce lui-même son autorité sur l’ensemble du territoire, a-t-on expliqué de même source. La France, qui compte 1.100 hommes dans la région de Kaboul, a accepté l’idée de participer à des actions ponctuelles dans le sud et l’est du pays, où la situation est très instable, tout en refusant de s’y déployer de façon permanente.

Afghanistan : la France prête à engager ponctuellement ses troupes hors de Kaboul

PARIS (AP) — Pressée par ses alliés d’accepter d’intervenir hors de sa zone de Kaboul, la France devrait faire un geste à l’occasion du sommet de l’OTAN qui s’ouvre mardi à Riga en Lettonie en acceptant que ses troupes puissent intervenir ponctuellement hors de la capitale afghane, a-t-on appris lundi auprès d’un haut diplomate français.
Jusque-là, la France, qui a déployé 1.100 hommes à Kaboul dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) de l’OTAN, a toujours refusé de s’engager hors de sa zone, alors que la situation se dégrade dans d’autres parties du pays. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Canada enregistrent en particulier de lourdes pertes dans leur secteur.
Selon ce haut diplomate français qui a requis l’anonymat, la France devrait donc faire un "petit geste" à Riga en acceptant d’intervenir ponctuellement hors de Kaboul, mais uniquement pour répondre à des "demandes ponctuelles", et "au cas par cas". En tout état de cause, la décision sera toujours prise au niveau national et pas au sein de l’OTAN, a-t-il précisé.
La France compte par ailleurs proposer à Riga la création d’un groupe de contact sur l’Afghanistan, associant les pays contributeurs à la FIAS, les pays voisins, et des organisations internationales comme la Banque mondiale ou l’Union européenne. Paris estime en effet que la solution à la dégradation de la situation ne passe pas par l’envoi de davantage de troupes mais par un renforcement du gouvernement afghan. La France exclut toutefois de se retirer de la FIAS.

Dernière modification : 23/01/2008

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