Les opérations de l’OTAN

L’OTAN est engagée dans les opérations suivantes :

Afghanistan

L’Afghanistan constitue l’engagement opérationnel le plus important de l’Alliance à ce jour. Depuis janvier 2015, la contribution de l’OTAN à la sécurité de l’Afghanistan repose sur trois piliers :

- A court terme, la mission Resolute Support. RSM est une mission de formation, soutien et assistance aux forces de sécurité afghanes (FSA), qui a été lancée le 1er janvier 2015. RSM a pris la relève de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS / ISAF) qui avait été créée en 2001, et qui était dirigée par l’OTAN depuis août 2003. Sous le commandement du général américain John Nicholson, RSM regroupe 13 459 soldats de 39 pays (26 alliés – seuls la France et le Canada ne contribuent pas en effectifs - et 13 partenaires). Suivant un modèle régional et flexible, la mission est articulée en quatre commandements provinciaux et un pôle principal, dans la capitale afghane. Lorsque les conditions sécuritaires le permettront, la mission sera adaptée en vue de recentrer son dispositif sur Kaboul ;

- A moyen terme, le financement multilatéral des forces de sécurité afghanes (FSA), via différents fonds fiduciaires créés lors du sommet de Chicago en mai 2012 ;

- A plus long terme, un partenariat durable renforcé (Enduring Partnership) entre l’OTAN et l’Afghanistan visant à consolider les principaux acquis opérationnels tout en préparant la voie vers un partenariat normalisé.

Kosovo

À ce jour, environ 4.300 soldats opèrent au Kosovo dans le cadre de la Force pour le Kosovo (KFOR).

Entrées pour la première fois au Kosovo en juin 1999, les troupes de la KFOR ont maintenu une présence forte sur tout le territoire afin de préserver la paix. À la suite de la déclaration d’indépendance du Kosovo en février 2008, l’OTAN a décidé de maintenir cette présence, sur la base de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Depuis lors, elle a contribué à la constitution d’une force de sécurité pour le Kosovo, force dotée d’un armement léger, chargée d’assumer des tâches de sécurité qui ne sont pas du ressort de la police.

Surveillance de la Méditerranée et de la mer Egée

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’OTAN a commencé à prendre des mesures visant à élargir les options disponibles pour lutter contre la menace du terrorisme international. En octobre 2001, elle a lancé, dans le cadre de l’article 5, l’opération de surveillance maritime Active Endeavour (OAE), axée sur la détection et la dissuasion des activités terroristes en Méditerranée. Depuis avril 2003, l’OTAN visite systématiquement les navires suspects. Ces visites coopératives se déroulent avec l’accord du commandant de bord et de l’État du pavillon et sont conformes au droit international. Le sommet de Varsovie en juillet 2016 a acté la transformation de l’opération Active Endeavour, en la déliant de la référence à l’article 5 du Traité de l’Atlantique nord, en une opération de sûreté maritime, renommée Sea Guardian.

Par ailleurs, le 11 février 2016, les ministres de la Défense de l’OTAN ont décidé de donner une réponse favorable à une initiative germano-turque, soutenue par la Grèce, visant à impliquer l’Alliance dans la gestion de la crise des migrants et des réfugiés en mer Egée. L’OTAN s’associe donc à l’effort international de gestion de cette crise en déployant depuis cette date des bâtiments des Alliés dans la zone, en étroite coopération avec Frontex, l’agence de l’Union européenne responsable de la gestion des frontières. La France a participé à ces activités jusqu’au 13 juillet 2016.

Soutien à l’Union africaine

Bien au-delà des limites de la région euro-atlantique, l’Alliance soutient l’Union africaine (UA) dans ses missions de maintien de la paix sur le continent africain.

Depuis juin 2007, l’OTAN appuie la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en fournissant un soutien en matière de transport aérien aux troupes de maintien de la paix de l’UA. Ce soutien est prolongé par le Conseil de l’Atlantique Nord par périodes de six mois. L’OTAN continue également de collaborer avec l’Union africaine afin de définir d’autres domaines dans lesquels l’Alliance pourrait appuyer la Force africaine en attente.

  • A noter par ailleurs que l’opération Ocean Shield de lutte contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique, après avoir contribué à faire significativement diminuer la menace dans cette région, a été fermée le 15 décembre 2016.

Dernière modification : 03/08/2017

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