Les partenariats

Le dialogue et la coopération avec des pays tiers et d’autres organisations constituent des éléments essentiels de la sécurité de l’OTAN. Le concept stratégique de l’OTAN prévoit des relations inclusives, souples et ouvertes avec les Etats partenaires de l’Alliance, les Nations Unies et l’UE.

1) L’Alliance dispose d’un réseau de pays partenaires répartis au sein de trois cadres de coopération :
- le Partenariat pour la paix (PPP) : historiquement le cadre de partenariat le plus ancien de l’OTAN, il regroupe la plupart des pays d’Europe et d’Asie centrale, ainsi que plusieurs pays « neutres » (Suisse, Autriche, Finlande, Irlande, Suède et Malte) ;
- le Dialogue méditerranéen (MD) réunit six pays arabes (Algérie, Egypte, Jordanie, Mauritanie, Maroc, Tunisie) et Israël, et vise à renforcer le dialogue entre l’OTAN et les pays méditerranéens, et à promouvoir la confiance et la coopération entre les pays de la rive Sud ;
- l’Initiative de coopération d’Istanbul (ICI) regroupe quatre pays du Golfe : le Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Koweït.

2) L’OTAN entretient par ailleurs des cadres de partenariats spécifiques avec l’Ukraine au sein de la Commission OTAN-Ukraine (créée en 1997) et avec la Géorgie au sein de la Commission OTAN-Géorgie (créée en 2008).

3) L’annexion illégale de la Crimée par Moscou et la crise en Ukraine ont conduit l’Alliance à suspendre la coopération pratique avec la Russie. Les canaux de discussions ont néanmoins été maintenus (Conseil OTAN-Russie, dont la dernière réunion a eu lieu en mars 2017), afin de contribuer à éviter les risques et accroitre la prévisibilité entre la Russie et l’OTAN. Les principaux thèmes du Conseil OTAN-Russie sont : la situation en Ukraine (les Alliés ne reconnaissent pas l’invasion illégale de la Crimée et appellent par ailleurs la Russie à pleinement mettre en œuvre les accords de Minsk), la réduction des risques dans l’espace euro-atlantique, la situation en Afghanistan.

4) L’OTAN entretient également des relations bilatérales avec plusieurs Etats n’appartenant à aucun cadre de partenariat mais présentant une importance stratégique pour l’Alliance, les « Partenaires dans le monde ».

5) Enfin, cinq partenaires (Australie, Finlande, Géorgie, Jordanie, Suède) ayant contribué de manière significative aux opérations de l’OTAN se sont vus attribuer des « opportunités de coopération renforcée (Enhanced Opportunities Partnership – EOPs).

6) Par ailleurs, l’OTAN entretient avec l’Union européenne une relation privilégiée, qui repose sur deux piliers : d’une part, le partenariat stratégique entre les deux organisations, mis en place le 16 décembre 2002 à travers la déclaration Union européenne-OTAN sur la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et, d’autre part, les arrangements dits de « Berlin + » de 2003, qui permettent à l’Alliance de soutenir des opérations militaires de l’UE.

Lors du sommet du pays de Galles des 4 et 5 septembre 2014, l’OTAN a reconnu de manière plus explicite et substantielle le rôle de l’Europe de la défense et le partenariat stratégique UE-OTAN dans toutes ses dimensions : le dialogue politique entre les organisations, mais aussi la complémentarité des opérations et des initiatives menées (développement de capacités militaires, cyber, maritime, interopérabilité, renforcement des capacités des Etats tiers notamment).

Le sommet de Varsovie en 2016 a marqué une nouvelle étape du partenariat UE/OTAN, notamment au travers de la signature d’une déclaration commune par le Secrétaire général de l’OTAN, J. Stoltenberg, le Président du Conseil de l’Union européenne, D. Tusk, et le Président de la Commission européenne, J.C. Juncker.

La déclaration conjointe appelle à renforcer la coopération pratique entre les deux organisations dans sept domaines (réponse aux menaces hybrides, coopération opérationnelle, cyberdéfense, exercices, renforcement des capacités, coopération en matière de recherche et coopération industrielle de défense et renforcement des capacités de défense des partenaires).

La réunion des ministres des Affaires étrangères de décembre 2016 a permis d’endosser un plan de mise en œuvre de cette Déclaration conjointe. Il comporte 42 propositions concrètes qui sont en cours de mise en œuvre.

Dernière modification : 22/05/2017

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