Libération des otages afghans - AFP (27.05.07)

PARIS, 27 mai 2007 (AFP) - La France s’est réjouie dimanche de la libération des trois accompagnateurs afghans des deux ex-otages français en Afghanistan, qui met fin à une crise de près de deux mois gérée en pleine relève du pouvoir à Paris. Le président Sarkozy s’est réjoui dans un communiqué de la libération des trois hommes et a remercié "tous ceux qui ont oeuvré" à ce dénouement. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fait part quant à lui de sa "joie profonde" devant la libération de Rasul, Hashim et Azrat qui travaillaient pour l’ONG Terre d’enfance. "Depuis le retour de Céline Cordelier et d’Eric Damfreville (les deux ex-otages français), les autorités françaises étaient restées mobilisées à cette fin, considérant que seule la libération de leurs compagnons afghans pouvait mettre un terme à ce douloureux épisode", a ajouté le ministre dans une déclaration. "Je salue cet heureux dénouement et je remercie tous ceux qui par leur mobilisation y ont contribué, en France comme en Afghanistan", a conclu le ministre. Les talibans avaient annoncé un peu plus tôt dans la journée avoir relâché "sans compensation" les trois accompagnateurs afghans. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué dimanche qu’il n’avait "aucun commentaire" à faire sur les conditions ayant permis cette libération. Le président de Terre d’enfance, Antoine Vuillaume, avait indiqué un peu auparavant que Rasul, Hashim et Azrat, avaient rejoint dimanche leurs familles à Zaranj, dans la province de Nimroz, dans le sud-ouest de l’Afghanistan. Le chef de la police de Nimroz, Mohammad Daoud Askaryar, a indiqué que les trois accompagnateurs afghans étaient "rentrés chez eux sains et saufs". M. Vuillaume a précisé que les trois hommes étaient "apparemment très fatigués" et exprimé ses "remerciements" et sa "gratitude" à tous ceux qui, en France et en Afghanistan, ont permis la libération des cinq membres de l’équipe de Terre d’enfance. Les trois ressortissants afghans accompagnaient Céline Cordelier et Eric Damfreville, deux travailleurs humanitaires de Terre d’enfance. Ces derniers avaient été libérés par les talibans respectivement le 28 avril et le 11 mai et avaient regagné la France, tous deux très éprouvés par leur détention. Le groupe avait été enlevé le 3 avril sur une route de la province de Nimroz, limitrophe de celle d’Helmand, une région en grande partie contrôlée par les rebelles. Le ministère des Affaires étrangères avait indiqué lundi dernier, quelques jours après la prise de fonctions de Bernard Kouchner, que la libération des trois otages demeurait "bien évidemment" prioritaire pour le ministre. Le ministère avait souligné la "parfaite continuité" dans le "traitement de ce dossier", dont s’est occupé d’abord l’ancien président, Jacques Chirac, et l’ancien ministre Philippe Douste-Blazy. Le président Sarkozy a pris ses fonctions le 16 mai. Les talibans avaient avancé plusieurs revendications pour la libération des otages. Il avaient dans un premier temps demandé le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et un échange de prisonniers contre la libération des Français, puis un retrait des troupes ou une libération de prisonniers. La France dispose d’un millier d’hommes au sein de la force internationale de l’Otan (Isaf), stationnés dans la région de Kaboul.

Dernière modification : 24/01/2008

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