Mesures de réassurance de l’OTAN : participation d’un détachement de chars Leclerc déployé en Pologne à l’exercice PUMA 15

Face aux crises qui affectent la sécurité du continent européen, la France s’engage, aux côtés de ses Alliés, dans la mise en œuvre des mesures de réassurance de l’OTAN.

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A ce titre, la France déploie depuis le 20 avril dernier et durant sept semaines sur le territoire polonais un sous-groupement tactique interarmes à dominante blindé (SGTIA blindé) composé de 300 militaires armés par le 12ème régiment de cuirassier d’Orléans, par une section d’infanterie du 16ème bataillon de chasseurs (16èmeBC) de Bitche et par une section du 13ème régiment du génie (13èmeRG) de Valdahon. Ce détachement est équipé de quinze chars Leclerc et de quatre véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI).

Le 7 mai, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et son homologue polonais Tomasz Siemoniak, ont rencontré les 300 militaires français engagés aux côtés des forces armées polonaises en amont de l’exercice conjoint Puma 2015 (11-29 mai 2015), sur le camp d’entrainement de l’armée polonaise, à Drawsko Pomorskie (lien vers l’article de l’Ambassade de France en Pologne).

Ce déploiement marque une nouvelle étape dans l’engagement conjoint franco-polonais au sein de l’Alliance. Depuis le 1er avril 2014, des avions radar français de type AWACS participent à la surveillance des espaces aériens balte et polonais. Ces vols sont toujours régulièrement opérés depuis la base d’Avord en France. Du 24 avril au 1er septembre 2014, 4 avions de chasse français (Rafale puis Mirage 2000), ainsi qu’une centaine d’aviateurs, ont également été déployés sur la base polonaise de Malbork afin de remplir une mission de permanence opérationnelle dans l’espace aérien des pays Baltes dans le cadre des opérations de police du ciel de l’OTAN (mission Nato Air Policing).

En octobre 2013, les armées de terre française et polonaise avaient également participé à l’exercice Steadfast Jazz 2013, organisé en Pologne dans le cadre de la certification de la composante terrestre de la force de réaction rapide de l’OTAN (NATO Response Force – NRF). Enfin, des bâtiments de la Marine nationale font régulièrement escale en mer Baltique, ce qui constitue des opportunités d’interactions régulières.

S’inscrivant dans un contexte très contraint pour les armées françaises dont les effectifs sont largement mobilisés en opérations extérieures et intérieures, cette période d’entraînement interallié concilie la réponse à un besoin réel et permanent de nos armées et l’expression de la solidarité de la France vis-à-vis de ses alliés dans le cadre de la crise ukrainienne. Ces engagements conjoints permettent d’entretenir les savoir-faire et l’interopérabilité nécessaires à la préservation d’une arme blindée capable de participer à des actions de force, en particulier dans un cadre multilatéral.

Dernière modification : 08/06/2015

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