Opération Serval : point de situation du 22 janvier 2013

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Poursuite de la montée en puissance, déploiement des unités logistiques et de commandement. Consolidation du dispositif de couverture à partir de Diabali et Mopti-Sévaré.
deux soldats

Tandis que les opérations de frappe aérienne se poursuivent sur les objectifs militaires avec une dizaine de sortie à nouveau, les soldats français ont été relevés par les forces armées maliennes (FAMA) à Markala afin de poursuivre leur action plus au nord à partir de la ville de Diabaly. A l’est, à Sévaré, le deuxième sous-groupement tactique poursuit son appui aux patrouilles de l’armée malienne. Les unités de Serval déployées consolident ainsi le dispositif d’interdiction face au Nord afin de prévenir toute action offensive des groupes terroristes en direction du sud du pays.

La force poursuit sa montée en puissance à Bamako, l’effort consistant désormais à mettre sur pied les unités de soutien et de logistique indispensables à la manœuvre ainsi que la structure de commandement chargée de commander les forces engagées dans cette opération. Une compagnie armée par le 3e régiment d’infanterie de marine de Vannes (3e RIMa), arrivée de France le 21 janvier, assure désormais la sécurité de la base-arrière de l’opération Serval.

Le 21 janvier, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude a appareillé de Toulon avec à son bord les éléments d’un groupement tactique inter-armes (GTIA) de l’armée de Terre qui s’engagera dans l’opération Serval.

Les effectifs militaires français actuellement déployés aujourd’hui au Mali s’élèvent à 2300h.

En parallèle, les contingents africains continuent d’arriver sur le Mali et le Niger et regroupent désormais près de 1600 soldats. Près de 1000 nigériens, nigérians, togolais et béninois ainsi que les premiers éléments du futur état-major sont désormais engagés au sein de la MISMA et plus de 500 soldats tchadiens ont rejoint Niamey où ils poursuivent leur montée en puissance.
C 17 de l’USAF

A ce jour, la mise en place de l’opération Serval a nécessité une quinzaine de liaisons pour acheminer les troupes françaises en provenance de France ou du Tchad, une trentaine de rotations d’avions de transport de fret (médical, logistique, technique, nourriture, eau) et une soixantaine de vols d’avions gros porteurs pour les véhicules tactiques (du véhicule de liaison au véhicule blindé lourd). Ces rotations ont été réalisées grâce au soutien d’une dizaine de nos partenaires européens, canadiens et désormais américains qui engagent 3 gros porteurs C17 (ce sont 7 C17 au total qui sont maintenant à pied d’œuvre pour le soutien du déploiement de Serval).

L’intervention française au Mali a débuté le 11 janvier. Initiée à la demande du gouvernement malien, et dans le cadre de la résolution 2085, l’opération Serval est destinée à aider les forces maliennes à stopper l’offensive des groupes rebelles et terroristes en direction de Bamako, à aider les FAMA et l’Etat malien à retrouver l’intégrité de son territoire et de sa souveraineté, en coordination avec la MISMA et EUTM.

Source : Ministère de la Défense

Dernière modification : 24/01/2013

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