- Point de Presse du 19 septembre 2006 - Déclarations du porte-parole

Le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

(...) AFGHANISTAN
La France condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes survenues, hier, dans la région de Kandahar et qui ont provoqué la mort de 21 personnes dont quatre soldats canadiens de la FIAS. Elle exprime ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Elle transmet un message de soutien aux autorités canadiennes et renouvelle l’expression de sa solidarité avec le peuple afghan. Ces événements n’entament par la détermination de la France et de la communauté internationale à aider l’Afghanistan dans ses efforts de stabilisation et de reconstruction.

(Les troupes stationnées là-bas ont demandé la semaine dernière désespérément de l’aide. Comment se fait-il que personne ne réagisse ? La France peut-elle déployer des forces supplémentaires ?)

Il y a eu une discussion au sein de l’OTAN entre les différents pays partenaires sur la situation en Afghanistan, qui est effectivement préoccupante et sur l’appel qui serait lancé à d’éventuelles contributions supplémentaires. Comme vous le savez, notre pays est déjà très engagé en Afghanistan, nous participons d’une part à l’opération "Liberté immuable" qui avait été lancée en réponse à l’attentat du 11 septembre 2001. Nous avons un certain nombre de personnels militaires présents, soit dans les forces spéciales, soit auprès de l’armée afghane pour contribuer à sa formation. Nous sommes également présents dans la FIAS, la Force internationale d’assistance et de sécurité de l’OTAN et nous avons de ce point de vue une participation à hauteur d’un bataillon, déployé à Kaboul, qui représente environ 650 personnes. Nous avons, par ailleurs, un certain nombre d’engagements dans le volet maritime qui se trouve en mer d’Arabie. Nous sommes présents dans le dispositif aérien. Nous sommes également présents en termes de soutien aérien à Douchanbé, au Tadjikistan. Enfin, nous avons un certain nombre d’hommes en réserve dans la force de réserve stratégique de l’OTAN qui sont mobilisés. Comme vous le constatez, nous sommes extrêmement actifs dans le cadre de cette présence militaire. Nous avons, aussi, depuis le 6 août, la responsabilité du commandement de la région de Kaboul, et nous avons renforcé notre présence dans cette zone. Nous sommes dans cette configuration, extrêmement sensibles aux appels qui sont lancés, compte tenu de la situation sécuritaire qui règne en Afghanistan.

(Tout le monde dit la même chose, tous ceux qui sont engagés en Afghanistan disent la même chose, l’Occident n’est-il pas en train d’abandonner l’Afghanistan ?)

Je ne veux pas m’exprimer au nom des autres pays. Je sais que certains ont répondu positivement à la sollicitation qui avait été faite avec quelques moyens supplémentaires. Ce que je dis, je le dis pour la France, en ce qui nous concerne nous sommes déjà fortement impliqués, et donc fortement présents dans la force internationale qui est aujourd’hui en Afghanistan.

Dernière modification : 23/01/2008

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