Point de presse du 10 mars 2006 - Déclarations du porte-parole.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

(Le vice-président soudanais va être reçu par le Club de la presse arabe. On a entendu qu’il y a une possibilité que l’OTAN envoie des troupes au Darfour. La France est-elle pour ou contre ?)

Je n’ai pas entendu parler de troupes de l’OTAN envoyées au Soudan. L’hypothèse selon laquelle l’OTAN apporterait un soutien est une question qui a déjà été évoquée dans le passé. Notre position sur ce genre de questions est assez simple, c’est qu’il faut d’abord prendre l’avis des principaux intéressés, c’est-à-dire des Africains, et voir si c’est quelque chose qui est opportun et souhaité par les parties concernées. C’est à partir de là que l’on appréciera les choses. Mais, pour l’instant, la question se pose surtout aux Nations unies et, comme je l’ai rappelé tout à l’heure, l’Union européenne est déjà intervenue au Darfour et c’est un élément que l’on doit prendre en considération.

(Vous avez dit qu’il faut préciser les modalités pour savoir quelle serait la participation de la France. Je voudrais savoir ce que vous entendez par modalités ? D’après vous, peut-on imposer au Soudan une force sous la casquette internationale si le gouvernement soudanais continue à refuser ce changement de statut de la force de l’Union africaine ?)

Sur le premier point, il y a beaucoup de modalités à définir : le mandat, le calendrier, le volume d’une telle force, les effectifs, les implications financières, car c’est une opération qui risque d’être assez lourde et cela a des conséquences sur les pays qui financent les opérations de maintien de la paix des Nations unies. C’est une opération qui n’est pas forcément si facile à mettre en place. Sur la deuxième question, ce qui est important est ce que l’Union africaine va dire au Conseil de paix et de sécurité. Cela prendra en compte la dimension que vous avez évoquée, c’est-à-dire la dimension soudanaise des choses. Ce sera ensuite aux Nations unies de décider.

Dernière modification : 17/01/2008

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