Point de presse du 24 novembre 2006. - Sommet de RIGA -

LE PORTE-PAROLE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES A FAIT LES DECLARATIONS ET REPONDU AUX QUESTIONS SUIVANTES :

=== SOMMET DE RIGA ===

(Avez-vous des précisions sur le sommet de Riga de l’OTAN ?)

’’Ce sommet aura lieu les 28 et 29 novembre. Ce devrait être un sommet de transition. Il fait suite au sommet qui a eu lieu à Prague en 2002, plutôt centré sur la transformation militaire de l’Alliance, et aux sommets d’Istanbul en 2004 et de Bruxelles en 2005 qui ont mis en avant des initiatives de nature politique.

C’est un sommet de transition, qui permettra d’abord d’évoquer les opérations. Pour nous, fondamentalement, l’OTAN est une organisation militaire. Le thème principal, s’agissant des opérations, devrait être l’Afghanistan. C’est maintenant devenu la plus grosse opération de l’OTAN. C’est en plus l’opération la plus lourde d’enjeux. Cela va être évoqué entre les Alliés, avec l’idée de voir comment renforcer la FIAS, la force qui est sur place. Et aussi de voir ce que peut faire l’OTAN, mais aussi ce que peuvent faire d’autres organisations comme les Nations unies. L’OTAN ne peut pas tout faire en Afghanistan. L’OTAN ne peut pas lutter contre le trafic de drogue, assurer la reconstruction du pays. L’OTAN a une vocation militaire et il ne faut pas tout mélanger.

Le sommet permettra également d’évoquer l’opération au Kosovo, dont les enjeux sont plus politiques maintenant que militaires, avec l’aboutissement prochain des discussions sur le statut du Kosovo.

Les chefs d’Etat et de gouvernement vont aborder d’autres sujets plus techniques, liés à la transformation militaire de l’alliance dans certains domaines, comme le transport stratégique, puisque certains alliés ont décidé de développer cet aspect.

Sur le plan politique, vous savez qu’il y a des débats qui ne sont pas encore tout à fait tranchés et j’en parle de façon assez prudente. Certains partenaires, notamment les Etats-Unis, souhaiteraient que l’on étende les partenariats de l’OTAN, y compris à des pays situés assez loin de l’Europe, comme l’Australie, la Corée du sud, la Nouvelle-Zélande ou le Japon.

Notre sentiment, c’est que l’OTAN n’a pas vocation à être le gendarme du monde et n’a pas vocation non plus à être une grande alliance des démocraties. L’OTAN est là pour manifester un lien transatlantique, pour traduire une dimension euro-atlantique que nous souhaitons préserver. Nous ne disons pas non à la possibilité de travailler, au cas par cas, avec tel ou tel pays. C’est déjà le cas. Mais cela doit se faire au cas par cas, en fonction des besoins opérationnels.’’

(Et à propos de l’Irak ?)

’’L’Irak ne va pas être un grand sujet pour le sommet de Riga. L’OTAN n’est pas un acteur très important en Irak. L’OTAN avait démarré une formation en Irak, dans des conditions assez difficiles, car la sécurité n’est pas facile à assurer. Certains alliés ne participent pas à cette formation sur place. Il n’y a pas de perspective, à court terme ou à plus long terme, d’un engagement de l’OTAN en Irak.’’

(Il était question à un moment donné de créer une académie militaire gérée par l’OTAN à Bagdad, cela a-t-il été fait ?)

’’Il y a quelque chose qui existe, dans un endroit qui s’appelle Ar Rustamiyah. L’idée était de former des formateurs. Je ne peux pas vous dire à quel stade de son développement se trouve ce projet. Il est notamment confronté à des questions de sécurité.’’

(Et en ce qui concerne le Proche-Orient ?)

’’L’OTAN est fortement impliqué en Afghanistan, dans les conditions que l’on connaît, qui sont des conditions difficiles. La mission en Afghanistan doit réussir, c’est la priorité numéro un pour l’OTAN maintenant. Nous ne sommes pas favorables, du côté français, à de nouvelles initiatives.’’

Dernière modification : 23/01/2008

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