Point de presse du 25 avril 2006 - Déclarations du porte-parole.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

(...) OTAN

M. Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, participera, les 27 et 28 avril, à la réunion ministérielle de printemps de l’OTAN. Cette rencontre, qui revêt un caractère informel, permettra de faire un point sur les opérations en cours de l’OTAN dont la France est l’un des principaux contributeurs (600 hommes en Afghanistan, bientôt 1.000, 2.300 hommes au Kosovo). Elle sera aussi l’occasion d’avoir un premier échange de vues, au niveau politique, sur la préparation du Sommet de Riga de novembre 2006. S’agissant d’une réunion informelle, il n’y aura pas de décisions à proprement parler. Le ministre des Affaires étrangères rappellera la priorité que nous accordons aux opérations en cours de l’OTAN : c’est en effet d’abord dans ces opérations que sera jugée la capacité de l’OTAN à apporter une contribution efficace à la gestion des crises. Le ministre rappellera que la valeur ajoutée de l’Alliance réside précisément dans sa capacité militaire, et non pas dans une extension de ses compétences vers des activités relevant du domaine civil, pour lesquelles d’autres organisations sont plus adaptées. Au cours de ce déplacement, le ministre assistera à ce qu’il est désormais convenu d’appeler un ’’dîner transatlantique’’, rassemblant de manière informelle les ministres de l’Union européenne et de l’OTAN pour débattre, sans ordre du jour préétabli, de sujets considérés comme étant d’intérêt commun. La réunion de Sofia donnera également lieu à un Conseil OTAN-Russie et une session de la Commission OTAN-Ukraine.

(Où en est-on de la participation des forces de l’OTAN à la formation en Irak ? La position française était assez hostile à cette idée, je crois.)

Nous n’avons pas d’hostilité à l’égard de ce projet de formation en Irak. Il y a simplement un certain nombre de difficultés pratiques qui existent. Du côté français, nous avons plutôt annoncé notre intention de contribuer à ce type de formation en dehors de l’Irak. A ma connaissance, le projet de formation sur place des forces irakiennes par l’OTAN reste à un stade relativement modeste qui s’explique par des difficultés pratiques. Mais il n’y a pas d’hostilité de principe de notre part.

(Il y avait un projet de construction d’un centre de formation. La France n’était pas tellement enthousiaste pour le déploiement des forces françaises à l’intérieur de l’Irak. Les projets vont-ils continuer indépendamment d’une participation française ?)

Il y a effectivement un centre de formation qui a été inauguré, mais ce centre de formation est d’une dimension assez limitée, pour des raisons de financement d’abord, puis aussi pour des raisons pratiques puisqu’il y a beaucoup de pays qui ne veulent pas envoyer de formateurs sur place.

(C’était justement le cas de la France qui, par ailleurs, a proposé de former dans ses propres écoles de guerre des officiers irakiens. Y-a-t-il eu un début de commencement d’application de cette proposition et sinon quelles en seraient les causes ?)

Il y a eu une offre française faite aux autorités irakiennes. A ma connaissance, les autorités irakiennes n’ont pas saisi cette offre et n’ont pas souhaité donner suite à cette offre française pour des raisons sur lesquelles je vous invite à les interroger. Ce projet ne s’est donc pas concrétisé.

(L’offre tient toujours ?)

L’offre tient toujours, mais encore faudrait-il que les autorités irakiennes manifestent un intérêt et y donnent suite.

Dernière modification : 17/01/2008

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