- Redéploiement des Mirage sur Kandahar : une décision "technique"

KABOUL, 7 sept 2007 (AFP) - Le ministre français de la Défense Hervé Morin a assuré vendredi que le prochain redéploiement de six Mirage français stationnés à Douchanbé sur la base de l’Otan à Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, relevait "avant tout" d’une décision "technique". Evoquant les "interprétations" selon lesquelles, en déployant ses chasseurs sur une base de l’Otan, "la France intégrait un peu plus" l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan, et l’Alliance atlantique, le ministre a affirmé qu’il s’agissait "avant tout d’une décision opérationnelle et technique". M. Morin, qui entamait vendredi dans la capitale tadjike sa première visite sur le théâtre afghan, s’exprimait devant la presse peu avant de s’envoler pour Kaboul où il est arrivé un en fin de matinée. Les six Mirage -trois F1 de reconnaissance et trois Mirage 2000D- effectuent des missions d’appui aérien aux troupes de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (Isaf) de l’Otan, aux prises avec les talibans. Leur redéploiement à Kandahar, a fait valoir le ministre, leur permettra d’être au coeur de leur zone d’action sans avoir à effectuer une heure de transit depuis Douchanbé. "Nous y gagnerons en réactivité si nous devons intervenir dans l’urgence", a souligné le ministre, mais les règles d’engagement françaises qui visent à éviter des dégâts collatéraux, resteront, selon lui, inchangées. M. Morin avait évoqué un peu plus tôt devant les militaires français présents à Douchanbé "des demandes pressantes et permanentes des alliés de l’Otan pour que la France accroisse son engagement en Afghanistan compte tenu des difficultés sur le terrain. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt ; il est évident que l’opération connaît de vraies difficultés et que la situation ne s’améliore pas". Face à cette situation, la France, a-t-il rappelé, entend concourir à la formation de l’Armée nationale afghane (ANA) par l’envoi, d’ici à la fin de l’année, de 150 instructeurs supplémentaires insérés dans les unités combattantes afghanes. Ils rejoindront les 50 OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) présents depuis avril. M. Morin a par ailleurs confirmé que la France conserverait la base "absolument stratégique" de Douchanbé pour ses opérations logistiques sur le théâtre afghan. "C’est aussi la possibilité de nous replier si, à un moment ou un autre, la décision était prise par le président de la République".

Dernière modification : 17/09/2007

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