Relations UE-OTAN : présentation du séminaire du 7 juillet 2008

AU POINT DE PRESSE DE CE JOUR, LE PORTE-PAROLE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES A FAIT LES DECLARATIONS ET REPONDU AUX QUESTIONS SUIVANTES :

=== PRESIDENCE FRANCAISE DE L’UNION EUROPEENNE ===

’’Je commence par des éléments sur la semaine à venir pour ce qui concerne la Présidence française du Conseil de l’Union européenne.

(...) Au titre des priorités de la présidence, un séminaire Union européenne/OTAN est organisé lundi à Paris auquel participera le ministre mais aussi Javier Solana et M. de Hoop Schaeffer, le secrétaire général de l’OTAN (...)

SEMINAIRE UNION EUROPEENNE/OTAN

’’Le séminaire UE/OTAN aura lieu lundi 7 juillet à Paris et sera inauguré par Bernard Kouchner avec Javier Solana et M. de Hoop Scheffer. Ce séminaire fait partie d’un cycle de réunions qui est organisé en collaboration avec l’Institut d’Etudes de sécurité de l’Union ., l’idée étant d’avancer sur la mise à jour de la stratégie européenne de sécurité. Vous savez que la Stratégie européenne de sécurité adoptée en 2003 est en cours de révision. Ce processus de séminaires, de rencontres, de conférences a pour objectif qu’il y ait une appropriation et des ajouts, des apports de nombreux experts, de gens qui réfléchissent à ce sujet, de décideurs évidemment. L’objectif est aussi de stimuler la réflexion sur la relation entre l’Union européenne et l’OTAN. Je rappelle quelle est la position de la France qui a été très clairement exprimée par le Président de la République : ’’Il ne peut y avoir de progrès sur l’intégration de la France dans l’OTAN que s’il y a préalablement un progrès dans l’Europe de la défense’’.

Pourquoi souhaite-t-on renforcer la PESD ? D’abord parce que c’est une attente des citoyens européens. Deuxièmement, parce qu’on a fait le constat que l’environnement stratégique de demain est marqué par des incertitudes, des risques nouveaux et que pour ça il faut non seulement qu’on renforce le corpus théorique européen mais aussi les moyens. Il faut répondre à l’insuffisance et à la dispersion des capacités européennes de défense et parvenir à une meilleure coordination capacitaire.

Que demande la France ? Etant donné que la France maintient son budget stable dans les trois ou quatre années à venir sur les dépenses militaires. Que demandez-vous des autres membres ? Le même effort, un effort supplémentaire ou est-ce qu’il y a un effort global qui sera fait au niveau de l’Union européenne ?

’’L’idée c’est déjà de demander un effort de réflexion capacitaire, de faire le constat qu’effectivement la France maintiendra son effort, et de proposer une meilleure coordination et mutualisation. C’est une perspective. Je ne vous dis pas que se sont des résultats qu’il faut que l’on obtienne immédiatement. Quand on dit capacitaire on parle aussi de capacité de planification. L’un des enjeux est celui de la capacité de planification à Bruxelles dont nous pensons qu’il faut qu’elle soit renforcée. Ce que l’on demande à nos partenaires c’est aussi de se mettre dans une logique collective, qui est déjà à l’oeuvre. Je rappelle à propos de la PESD que c’est à l’initiative de la France qu’est déployée la plus grande opération européenne l’EUFOR-TCHAD-RCA votée à 27 et financée à 27 sur les mécanismes Athéna ., qu’il y a actuellement à l’état major de l’Union européenne 22 pays qui à la planification et à la conduite de l’opération, avec à sa tête un général irlandais ., et qu’il y a 17 pays qui sont actuellement sur le terrain. Je vous rappelle que des pays qui étaient considérés habituellement comme n’étant pas très impliqués sur des questions de PESD sont pleinement engagés : Polonais, Irlandais, etc. Il y a un mouvement collectif de renforcement de la PESD que nous saluons et nous espérons que la présidence française sera une occasion pour aller un peu plus loin.’’

A vous entendre, on a l’impression que tous les Européens partagent désormais l’enthousiasme de la France. Est-ce que c’est le cas ?

’’Le sentiment qu’on a c’est qu’il y a un mouvement en faveur de la PESD en Europe, absolument. Est-ce que tous les pays partagent l’enthousiasme français, je suis incapable de le dire. Si la question est ’’est-ce que l’on sent une dynamique positive ?’’ La réponse est oui.’’

Quand le bilan devrait être fait, pour savoir s’il y a eu des progrès ou pas ?

’’Le bilan sera fait en plusieurs étapes. Nous débutons la présidence. Il faut que nous voyons où nous en serons à l’automne et à l’hiver. L’idée est d’imprimer un mouvement. Quant aux modalités d’évaluation de ce mouvement, nous en reparlerons dans les mois qui viennent.’’

L’idée d’amorcer un mouvement vers une force européenne éventuelle de 60 000 hommes prêts à être déployés pendant un an à l’extérieur des frontières de l’Europe, cela est une chose qui ne va pas se faire dans les 6 mois j’imagine. Mais entre voter quelque chose, le financer, voter à 27 et déployer, nous avons déjà vu qu’il y a certaines péripéties comme on a vu pour l’EUFOR. Est-ce que l’idée de la France d’amorce de ce mouvement, c’est d’avoir cette force mais qui va la commander ? Est-ce la présidence ? Est-ce un mouvement à 27 ? Qui va voter les opérations ?

’’Que les choses soient claires, l’idée n’est pas de créer une force de 60 000 hommes. C’est de créer une capacité mutualisable et déployable de 60 000 hommes. Ce n’est pas la même chose. Par définition, l’autorité qui est habilitée à décider, c’est la conseil à 27 bien sûr.

Ce qui me frappe toujours c’est à quel point on souligne les difficultés de construction et pas les constructions. L’EUFOR Tchad-RCA s’est déployé beaucoup plus rapidement que la quasi totalité des autres opérations menées par d’autres institutions.’’

Dernière modification : 07/07/2008

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