Résultats de la conférence de Londres sur l’Afghanistan

Le 28 janvier, le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, a participé à la conférence internationale de Londres sur l’Afghanistan co-organisée par le premier ministre du Royaume-Uni, M. Gordon Brown, le président afghan, M. Hamid Karzaï, et le secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon.

La conférence a rassemblé les ministres des Affaires étrangères des pays partenaires au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), des pays voisins de l’Afghanistan et d’autres pays jouant un rôle essentiel dans la région, ainsi que des représentants de l’OTAN, des Nations Unies, de l’Union européenne et d’autres organisations internationales engagées en Afghanistan.

Les participants, tant civils que militaires, ont réaffirmé leur engagement à répondre aux besoins du peuple afghan, notamment sur les plans de la sécurité, de la bonne gouvernance et du développement. Ils se sont félicités de la détermination du gouvernement afghan à assumer des responsabilités toujours plus grandes dans la perspective d’atteindre ces objectifs.

Au sujet de la sécurité, le secrétaire général a réaffirmé que l’objectif ultime de l’Alliance est de confier la responsabilité principale du secteur de la sécurité aux forces de sécurité afghanes. « L’OTAN et nos partenaires au sein de la FIAS viennent d’approuver un cadre permettant à terme de donner aux Afghans la primauté totale en matière de sécurité, » a-t-il déclaré. « Nous transférerons progressivement les responsabilités sur le plan de la sécurité, dans les régions du pays les conditions sont propices. »

Mais le secrétaire général a également déclaré que « transition » n’était pas un mot de code servant à donner le signal du départ. « Le peuple afghan n’a absolument pas à craindre de nous voir partir trop tôt. Ce ne sera pas le cas. Mais nous voulons que la transition se fasse aussi vite que possible. »

Pour que la transition soit réussie, il est essentiel de consolider encore les forces de sécurité afghanes, notamment par l’intermédiaire de la mission OTAN de formation en Afghanistan (NTM-A). M. Fogh Rasmussen s’est félicité de l’annonce faite par plusieurs pays de contribuer encore plus à la NTM-A.

Il a déclaré : « Il est particulièrement important que 39 pays se soient désormais engagé à fournir quelque 39 000 soldats supplémentaires à notre mission en Afghanistan. C’est une grande réussite. De plus, nous avons décidé de porter la capacité des forces de sécurité afghanes, soldats et policiers, au niveau de 300 000 hommes. »

Les pays partenaires au sein de la FIAS sont convenus en outre qu’une solution politique doit être trouvée en Afghanistan et ils se sont engagés à aider le gouvernement de l’Afghanistan à mettre en œuvre son programme pour la paix et la réintégration.

« Je crois fermement en cette stratégie de réintégration, » a déclaré le secrétaire général de l’OTAN. « Nous savons que bon nombre de talibans souhaiteraient être réintégrés au sein de la société afghane. Nous avons pour défi de leur fournir de meilleures conditions de vie, de meilleurs moyens de subsistance. Il nous faut investir dans le développement économique et social. Et c’est ce que la communauté internationale s’est engagée à financer ».

Enfin, la conférence de Londres a souligné la nécessité d’améliorer la coordination des efforts civils en Afghanistan, tâche que le haut représentant civil de l’OTAN dans ce pays, M. l’ambassadeur Mark Sedwill, qui vient d’être nommé, mènera en coopération avec la Mission des Nations Unies en Afghanistan et avec le gouvernement afghan.

Source : site internet de l’OTAN

Dernière modification : 09/02/2010

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