Sarkozy : "en Afghanistan, nous n’avons pas le droit de perdre" (25.07.2008)

PARIS, 25 juil 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a déclaré qu’"en Afghanistan, nous n’avons pas le droit de perdre", lors d’une conférence de presse à Paris au côté du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, le sénateur de l’Illinois Barack Obama. "En Afghanistan, nous n’avons pas le droit de perdre", a déclaré le chef de l’Etat, interrogé sur l’envoi de troupes supplémentaires françaises dans ce pays. "Nous n’avons pas le droit de laisser revenir les talibans qui ont privé de scolarité 6 millions de petites filles parce qu’elles sont des petites filles", a-t-il insisté. "On n’a pas le droit de laisser revenir des gens qui coupent la main d’une femme parce qu’elle se met du vernis à ongle", a-t-il ajouté. "On n’a pas le droit de laisser revenir des gens qui dans des stades, avec des milliers de personnes, lapidaient une femme prétendument adultère. C’est ça aussi la politique, les valeurs, les droits de l’Homme", a poursuivi M. Sarkozy. "La décision (d’envoi de renforts) que nous avons prise avec le gouvernement français, (le Premier ministre) François Fillon, (le ministre des Affaires étrangères) Bernard Kouchner, pour que le Moyen Age ne revienne pas en Afghanistan, c’est une décision stratégique", et "nous sommes aux côtés de nos alliés", a-t-il poursuivi. Cette décision "que j’ai mûrement réfléchie, c’est une décision difficile, et que l’on a expliquée aux Français". "Nos alliés doivent savoir que c’est un engagement, et il se joue là-bas une partie extrêmement importante", a ajouté M. Sarkozy. "Ce qu’a dit le sénateur Obama sur l’avenir", notamment que "les Américains veulent mettre l’essentiel sur l’Afghanistan, c’est une bonne nouvelle", a-t-il encore déclaré. La France a augmenté d’un bataillon (700 hommes) sa présence au sein de la force de l’OTAN en Afghanistan, qui était d’environ 2.000 soldats.

Dernière modification : 07/08/2008

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